manifesto | contact | musique etcetera

I love TV on the Radio

Diffice de ne pas s'en rendre compte, le quintet new yorkais est indétronable. En 2004, l'album Desperate Guys, blood Thirsty Babes récolte tous les suffrages: on découvre un mélange bouillant de post-rock, de blues et de gospel ; suivi par par Return To Cookie Mountain qui confirme l'aura qu'a le groupe face au public. Déjà à la Boule Noire au mois de mai, accompagné du groupe Celebration (4AD/Beggars), on a pri une sérieuse claque ; puis à la Route du Rock avec Grizzly Bear et des malouis survoltés. Très attendus à St Malo, la place laissée à TV On The Radio à Rock en Seine est peu engageante.

Ce vendredi là, Kasabian aura beau faire des pieds et des mains, c'est TV On The Radio qu'on attend avec impatience sur la scène de l'Industrie. En quelques secondes la tension monte d'un cran et la voix de Tunde Adebimpe s'envolle. Le son est parfaitement maitrisé, au bord de la rupture, sous-tendue par des guitares vrombissantes. Les mélodies parfois peu évidente au départ se revèlent être de vrai bijoux dans la bouche du charismatique Kyp Malone. Les titres s'enchaînent, les tubes ("Staring at the sun", "Dreams", "Wolf like me") et puis les autres qu'on adore ("Young liars", "Dirtywhirl", etc). Et Spleen, notre human beat-box français préféré viendra même déchirer les versions de "Dirtywhirl" et "Ambulance". Oui ce concert surpasse tous les autres ce vendredi, et ce n'est pas DJ Shadow qui nous en fera douter : c'est la grosse déception (son dernier Outsider étant vraiment mauvais). Un peu plus tard, j'aurai la chance de rencontrer deux membres de TV On The Radio en backstage, le temps d'une poignée de main et de quelques mots forcément exaltés.
Et pour la route, le clip de "
Wolf like me"


La Route du Rock 1/3

Comme chaque année la Route du Rock déroule une programmation pointue et aventureuse ; bref impossible d’y couper. Arrivée à St Malo vers 17h. Petite déception à notre arrivée : le camping n’est plus dans les douves mais en plein champs pour raison de sécurité (il y aurait encore des mines de la dernière guerre). C’est vendredi, tan pis pour Howling Bells, on arrive au fort de St Père pour entendre Why? reconstruire avec efforts une pop minimaliste. Les Islands, remarquables sur disque, sont ennuyeux sur scène. Malgré de bonnes mélodies, la magie n’opère pas.
Allers-retours aux bars et au stand des labels : l’initiative est géniale. On farfouille aussi dans les vinyles en attendant. C’est à l’étage du bus roue d’une grande marque de sodas américaine (Coca-cola) qu’on suivra Calexico. Les gars de Tucson ont la patate et reprennent quelques standarts dont un hommage à Gainsbourg. Pas question pour Mogwai de rester loin de la scène, il faut prendre le mur de son en face. Rock progressif, alternant plages mélodiques et grands moments chaotiques au bord de la rupture, Mogwai défonce ! En avant-première on aura le privilège du nouvel album (en fait la bo du docu sur Zidane). Enfin nos petits amis de Liars, qu’on suit avec intérêt depuis leurs débuts, nous plonge dans plonge dans une transe étrange. Fini le look hirsute et la barbe noire, voilà Angus Andrew (le plus charismatique des menteurs) sappé comme Bowie version 90. Les morceaux de Drum’s not dead, leur dernier opus enregistré dans la capitale teutonne du krautrock sont adaptés avec brio. Imprévisibles, envoûtant et violents, le spectacle est total mais vers 3h les jambes lâchent. On ne s’inquiète pas on les recroisera.

manifesto | contact | musique etcetera