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Then the letting go

Istanbul, la suite. Putain, Bonnie 'Prince' Billy ici! Et dire que je m'étais fait une raison, que j'allais ratter son passage à Paris! Direction le CRR Konser Salonu, une salle de concert prestigieuse, où on vient habituellement écouter de l'opéra et de la musique de chambre. Place assise numérotée, scène immense et une entrée complètement rattée. Obligés de meubler, Will Oldham (aka Bonnie 'Prince' Billy) et son groupe attendent patiamant un peu de courant pour faire marcher le matos. Basse, guitares, batterie, laptop et un immense piano à queue. Bonnie 'Prince' Billy invite Bob Dylan et Neil Young dans son mélange de country, de folk et de blues. C'est magnifique et resolument plus rock que sur album - The Letter Go, en tête de tous les classements de fin d'année. Cette voix inimmitable, accompagnée parfois du chant de Dawn McCarthy. L'ambiance est posée, on prend son temps et ces deux-là se renvoie la balle entre les morceaux. Avec sa moustache texane (en fait originaire de Louisville) Will Oldham a fière allure. Avec ce ton désinvolte et un style improbable, il réarange tous ses morceaux pour la scène: on le sais capable de jouer tous les genres, comme en témoigne sa récente collaboration avec Tortoise. Deux heures d'une qualité rare, and then the letting go. (pour Greg)

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