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La musique selon philippe

philippe decoufle solo

Quel est le point commun entre New Order, Polaroid et les JO d’Albertville? Le rythme qui habite leur mise en scène, celui de Philippe Decouflé. Son imagerie fantasmagorique et son univers de rêve, il en a fait la marque de fabrique de ses chorégraphies modernes.

En voilà un qui connaît la musique. Je l’ai découvert sur pièce quand ma copine m’a emmené voir Sombreros à Chaillot. Et là, chapeau. Non seulement j’ai pris une sacrée leçon de danse moderne, mais j’ai été étonné, captivé, époustouflé par l’aisance avec laquelle le chorégraphe jongle avec les outils visuels mis à sa disposition. A mi-chemin entre le théâtre, la danse et l’art numérique, le spectacle est pluridisciplinaire, foutraque et sensoriel.

Mais il y a quelque chose qui est tellement présent qu’on ne remarque plus, c’est la musique. Composée tout spécialement par Brian Eno et rejouée sur scène par le génial Sebastien Libot accompagné de dizaines d’instruments : claviers, sampler, guitares et pédales ; saxophone, platines vinyle et maracas… un vrai bric-à-brac. Mais Decouflé ne se prend pas au sérieux. C’est un agitateur de curiosité, capable aussi bien de citer Béla Bartok, Claude Debussy et Ennio Morricone, que le générique de Deux flics à Miami.
A la Maison de la Danse de Lyon où il joue Solo, la piste se confirme. Seul sur scène (!), c’est cette fois sur une musique de Joachim Latarjet qu’il se raconte. Une musique qui vient de loin, inconnue et familière, pour revenir sur les projets et les artistes qui l’ont marqué. Il reprend même une partie de son fameux court-métrage "Le p’tit bal" chorégraphié sur une chanson de Bourvil, avec lequel il rafla en 1994 une flopée de prix dans plusieurs festivals. Et c’était bien.


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