Il y a parfois à Istanbul des choses surprenantes ! Certaines jeunes pousses du rock indé, trop rares à voir en concert par ici bénéficient d’une aura toute particulière. Babylon était plein à craquer la dernière fois pour le concert de Deerhoof, cette fois c’est pour Ms John Soda qui investit GarajIstanbul. Un public d’initié est venu acclamer la formation berlinoise et semble connaître les titres par cœur. Autrefois fleuron de la scène electro allemande, le label Morr Music continue de sortir des disques classieux, rencontre de pop shoegazing des 90s et de l’electronica des années 2000.
L’électro-pop de chambre de Ms John Soda pétille et fait bouger les têtes. « A nod an hold » et « Hands » ouvre le set comme sur leur dernier album. Soigneusement peignée, Stéphanie Bröhm alterne entre chant, guitares et claviers. Sa barrette lui donne un air trop sage, on aimerait parfois qu’elle s’énerve un peu comme pour embêter la maîtresse. Quand même, c’est joli ! Micha Acher use de sa basse à merveille. C’est à lui qu’on doit se rapprochement familial entre the Notwist, Lali Puna et Console, selon son side-project du moment. Certains titres issus du précédent No P or D font fureur. Avec plus de guitares qu’à l’accoutumée, « Hiding/Finding » décolle ; là vraiment ça fait plaisir. On finit par retrouver dans Ms John Soda la magie qu’on découvrait il y a presque 10 ans avec Tridecoder de Lali Puna. Nostalgie bonsoir, vivement dimanche prochain.

 

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