antivj

Il arrive parfois en concert que la première partie éclipse la suivante. C’était le cas de Principles of Geometry en ouverture de Leila samedi dernier, à l’occasion de la soirée de clôture du festival Factory. Un voyage interstellaire rendu possible par la bande AntiVJ, un label visuel époustouflant. Encensé par James Holden, et largement inspirés par John Carpenter ou Boards of Canada, Principles of Geometry jouent maintenant dans la cour des grands. Armés d’une batterie de machines bourdonnantes et des synthétiseurs vintages, les deux français ont donné sur scène une version hollywoodienne de leur excellent Lazare, paru cette année chez Tigersushi. Lunettes 3D vissées sur le nez avec l’air aussi con que mon voisin de droite, c’est en fait tout le public de la Cigale qui a les yeux rivés sur la projection hypnothisante de AntiVJ, parfaitement synchronisé avec l’image. Les lignes simples et un design minimal répondent du même langage binaire et géométrique que l’electronica rétro des deux français.

AntiVJ c’est un label visuel créé par un groupe d’artiste européens, fascinés par l’utilisation des lumières et de leurs influences sur notre perception de l’espace. Au croisement de la l’installation, de la performance live, du design graphique et de l’architecture, la vidéo- projection est leur principal outil de fabrication. Il y a dans le soin apporté à la projection, la simplicité déconcertante de leur inventions, le « mapping » qui consiste à voyager sur une carte faire de polygones et de segments, bref il y a chez eux une véritable magie. Ils ont même transposé en trois dimensions le couloir de lumière du voyage final de 2001 l’Odyssée de l’Espace. Absorbés par les nappes analogiques j’ai pendant une heure oublié où je me trouvais, dans l’espace peut-être ou au Futuroscope de Poitiers – je n’en sais rien je n’y suis jamais allé.
Alors j’ai contacté le label basé à Bristol et glané sur le net quelques infos. AntiVJ à parcouru l’Europe de centres d’art contemporain en festivals electoniques (Scopitone ou Pukkelpop), de Berlin où ils ont réalisés pour la première fois un « vidéo mapping » hallucinant, jusqu’à leur dernière performance pour la Nuit Blanche 2008 de Bruxelles. Mais celui que j’ai préféré, c’est ce projet monumental « Light up Bristol » qui utilise sur 120m le long de la mairie de Bristol des animations et des trompe-l’œil astucieux.


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>