siecle du jazz - quai branly

Anthropologique et artistique, la célébration du siècle du Jazz au Quai Branly propose une large retrospective du phénomène de metissage artistique le plus étonnant de l’histoire, de Fred Astaire à Anri Sala, en passant par Jean Cocteau, Andy Warhol et Norman McLaren. Malgré son jeune age, le musée de la contemplation des « bons sauvages » et des arts « primitifs », a déjà accompli quelques chefs-d’œuvres d’ethnocentrisme et de stupidité.

Alors quand le musée-à-Chichi réussit son coup, il faut le souligner, le crier, le célébrer ! Pour une fois que l’institution réussit le métissage… Sous la direction de Daniel Soutif, le quai Branly entreprend de retracer Le siècle du jazz.

Pour ceux qui ne seraient pas au courant le jazz n’est pas simplement une musique pour vieux cons ou films pornos ringards, ni un courant musical majeur du XXe siècle. Non, le Jazz est un art. Parce qu’il se lit et se vit au travers de toutes les formes artistiques. L’ambition de l’exposition est bien là, celle de nous faire vivre les « jazzs » ; tant le long des différents courants musicaux qu’au travers de photos, tableaux, pochettes de disques et surtout de films. Il a en effet inspiré des artistes comme Dubuffet, Basquiat, Keith Harring ou Pollock. Et oui, petits veinards que nous sommes, nous pouvons déguster le gratin artistique sur un air de jazz, puisque le parcours abondent de petits points musicaux.

Mais le jazz est aussi le reflet de son époque. L’exposition n’oublie pas qu’au début du XXe, c’est une « musique nègre » jusque dans son esthétique. Ainsi, la Warner précise que le cartoon Clean Pastures de Fritz Freleng, ne fait plus parti de son catalogue « à cause des préjugés raciaux » qu’il véhicule. Le cinéma est d’ailleurs très présent dans les dix sections chronologiques qui organisent l’exposition. On pourra découvrir ou redécouvrir des films comme Le pompier de Folies Bergères avec Joséphine Baker ou encore l’excellent Swing Time, où Fred Astaire fait un numéro de claquettes époustouflant.
Tout juste le temps de baver devant les pochettes mythiques de 33 tours, de compléter ma filmographie jazz au travers des nombreuses affiches, qu’il me faut quitter l’exposition, en prenant soin d’éviter un train électrique, que l’aaartiste contemporain David Hammons a cru bon d’installer pour singer les origines du jazz.

 

 

 

 

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