
Trip-hop
La discothèque de Chezmanucbien rassemble des disques cultes, des albums incontournables qui m'ont vraiment marqué. On voudrait en mettre plus, mais par esprit de sélection et un peu par paresse en voici quelques uns qu'on voudrait vous faire partager.
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DJ SHADOW
Endtroducing Mo'Wax/Universal (1996)
Le roi du sampler, celui qui a réinventé le trip-hop : DJ
Shadow maître incontesté dans sa catégorie. Une recherche
sonore ahurissante, des harmonies au synthé planantes, voir parfois
sublimes. Il mêle justement des boucles de basses efficaces sur des
rythmes cassés et concassés - cf "building steam with
a grain of salt", une ambiance jazzy sur "what does your soul
look like". Son style est redoutable et très noizy
avec des morceaux comme "stem/ long stem" et exhibe son talent
d'improvisation sur "organ donor". Un disque phénoménal et indispensable.
DJ Shadow fait à lui seul une vértable petite révolution : impose son style incomparable et définit l'espace de l'"abstract hip hop".
Endtroducing est l'album qu'il manque à votre collection.
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MASSIVE ATTACK
Mezzanine
Circa/EMI (2000)
Planant, enivrant, pofond et mystérieux. tout ça
à la fois. issu des sound-systems de Bristol, le projet Massive Attack
sort là son meilleur album. Les pistes se succèdent; "angel"
et sa basse opprésante, la douce voix de "tear drop", jusqu'au
rythme bien posé de "black milk". Mezzanine explore différents
horizons, mélange les genres et les influences. du dub, de la soul, du rock et de la new-wave. Un disque calme, puissant,
mélodieux et intense, qui vient vous triturer dans le sommeil et vous bercer de manière inquiétante. Les collaborations du groupe sont aussi préstigieuse
qu'étonnantes, comme Horace Andy présent sur "man next door", où s'affrontent le chant
et les basses inquiétantes sur un rythme délicieux. Sans prétentions et sans protestation possibles, Mezzanine est une oeuvre maîtresse du trip hop, au même titre que Dummy de Portishead ou dj Shadow.
reportage: Massive Attack au Zénith, Paris - Avril 2003
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AIR
10.000 Hz Legend
Source/Virgin (2001)
Après quelques simgles marquants comme "sexy boy" ou "kelly
watch the stars", ainsi qu'une b.o. ahurissante pour Virgin Suicides,
Air revient avec 10.000 Hz Legend, composé à
la manière d'un voyage onirique, mêlant kitch, mélodies
langoureuses et une bonne dose de psychédélisme. Dignes héritiers
des Pink Floyd, Air nous ouvre les portes de leur imagination débordante,
de leur rêves hypnotiques. Que ce soit "radio #1" et ses
beats empruntés au sixties ou les quelques notes au piano de "don't
be light" signées des Doors, l'album est plein de nostalgie
et de souvenirs d'une époque magique. Une oeuvre fascinante, riche
et belle.
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LALI PUNA
Tridecoder
Morr Music/La Baleine (2000)
Sous le pseudonyme étrange de Lali Puna se cache une electro-pop minimaliste et merveilleusement colorée. Quelques nappes chaudes sont là pour nous envoûter, nous transporter bien au chaud sous la couette, et la magie commence. Une fée vient nous chuchotter à l'oreille des mots doux venus de nulle part, un endroit entre Londres et Berlin peut-être... Les notes s'affinent et on découvre un petit monde miniature de mélodies suaves et de 'bips' presque imperceptibles. On souhaiterai que ces lignes sonores et chaudes s'étendent à n'en plus finir pendant qu'elles nous entrainent dans un demi-sommeil rempli de couleurs rouge, orange et bleu. Née de l'école minimaliste allemande et de noyau dur du label Morr Music, Lali Puna et son Tridecoder déjà culte est un véritable trésor aux côté de the Notwist, MS John Soda ou Console.
manu(arobase)chezmanucbien.net |
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